« Cloud mondial ou cloud souverain ? » La question occupe tous les décideurs turcs. Elle n'a pas de réponse unidimensionnelle : facteurs techniques, financiers, juridiques et stratégiques doivent s'évaluer ensemble.
01. L'écart de capacité technique
Les hyperscalers (AWS, Azure, GCP) proposent plus de 200 services, dont des offres avancées d'apprentissage automatique, de big data et d'IoT. Les fournisseurs souverains maîtrisent l'infrastructure à la demande et les bases managées, mais l'écart de profondeur reste important.
02. La comparaison des prix
Sur des scénarios d'infrastructure simples — machines virtuelles, stockage —, le cloud souverain revient souvent moins cher. En revanche, dès qu'une forte élasticité est nécessaire (mise à l'échelle automatique, tarification à la demande), les hyperscalers prennent l'avantage.
03. Conformité et réglementation
Les interprétations de la loi sur la protection des données et les réglementations sectorielles (banque, lutte anti-blanchiment, énergie, santé) sont exigeantes sur la localisation. Le cloud souverain y apporte un avantage net.
04. La latence
Si vous servez des utilisateurs situés en Turquie, le cloud souverain offre un avantage de latence. Si votre clientèle est internationale, il reste en retrait face aux réseaux de diffusion des hyperscalers.
05. L'approche hybride
La bonne réponse est le plus souvent « les deux » : les données critiques et réglementées dans le cloud souverain, l'analytique à grande échelle ou l'IA chez l'hyperscaler. L'architecture cloud moderne est hybride.