Saisir manuellement factures, contrats et formulaires est à la fois lent et source d'erreurs. L'OCR classique existe depuis longtemps, mais restait limité : il ne fonctionnait que sur des formats précis. L'OCR moderne fondé sur les LLM déchiffre même un format qu'il ne connaît pas.
01. Les limites de l'OCR classique
L'OCR classique (Tesseract, ABBYY, etc.) lit ligne par ligne et indique « ce qui est écrit à telles coordonnées ». Pour localiser correctement les champs, il faut le plus souvent définir un gabarit. Dès que le fournisseur de la facture change, le gabarit casse.
02. L'OCR fondé sur les LLM : la nouvelle génération
Des modèles comme GPT-4V, Claude ou Gemini lisent et comprennent directement l'image. Ils répondent à la question « quel est le total de cette facture ? » sans aucun gabarit. C'est un gain à la fois de rapidité et de souplesse.
03. Les domaines d'application concrets
Là où l'OCR par LLM fait la différence :
- Factures fournisseurs (200 formats différents, un seul flux)
- Extraction de synthèses de contrats
- Lecture de formulaires et de dossiers de candidature
- Vérification de pièces d'identité et de passeports
- Étiquettes de transport et bons de livraison
Une précision supérieure à 90 % est atteignable dans chaque scénario ; sur les champs critiques, on ajoute une vérification humaine.
04. L'écriture dans l'ERP
L'OCR ne s'arrête pas à la lecture : la donnée lue doit être écrite dans le bon champ de l'ERP. Cela suppose :
- une correspondance des champs (le « Total » de la facture vers le « Total général » de l'ERP) ;
- un circuit de validation, surtout pour les factures de montant élevé ;
- une gestion des exceptions (si l'OCR n'est pas sûr, l'humain reprend la main).
Sans cette conception, l'OCR ne reste qu'une demi-solution.
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